Les clichés, les stéréotypes, les préjugés…

J’avais ce sujet en tête sous différentes formes, j’ai écris, réécris, effacé encore et encore. Je devais réussir à le réécrire convenablement.


Alors il n’y aura ni titres, ni sous-titres, seulement des mots qui essaieront de se suivre, et d’être un minimum cohérents (promesse difficile à tenir).

Cela fait quelques mois que mon cerveau me pond des mini-révolutions internes. J’ai l’impression d’être en pleine mutation et d’enfin réussir à imposer qui j’étais.
J’ai grandi en comprenant que je devais apprendre à me taire, à obéir et à faire confiance à ceux qui se trouvent au-dessus de moi. Un beau système à l’ancienne et hiérarchisé était ancré au plus profond de mes pensées. Ça me convenait parfaitement : aucune responsabilité, aucune visibilité. J’étais un fantôme mais au moins je n’avais pas de problèmes, vraiment aucun. Je ne devais rien à personne et personne ne pouvait rien me reprocher, j’étais un parfait petit soldat. Et les années sont passées à une vitesse folle. J’arrive à bout de ces études dont je traine la lassitude depuis un bon moment maintenant. Les rôles s’inversent et la quantité de personne au-dessus de moi (comme on me l’a appris) diminue. Je me responsabilise, on me demande mon avis et on me charge de prendre des décisions. C’est l’horreur, on m’a appris à catégoriser les gens, à agir bêtement et à obéir. Finalement, ce n’est peut-être pas lié aux études, ou peut-être que si, je ne saurai pas vous dire.

J’ai commencé par des études en comptabilité et finance, déjà, j’apprends que l’argent est le seul remède, le seul objectif, que les gens sont des chiffres et que la vie se calcule. C’était sympa, j’avais des 20, des 19, mais je ne voulais pas faire ma vie sur ce schéma. Je m’oriente vers le diplôme qui regroupe tout et rien vous voyez, style “Gestion des entreprises“, “Management“, on y met un terme un peu stylisé et ça rend le nom du diplôme plus prestigieux. Ça me laissait une année pour découvrir de nouveaux horizons, et bizarrement je me suis orientée vers la Communication (ah ah ah ! C’est une énorme blague car je n’ai aucune éloquence, je ne sais pas m’exprimer convenablement et je n’ai aucune créativité). Encore une fois, je vois que les êtres humains sont placés dans des cases pour être stéréotypés, pour que l’on puisse leur vendre ce qu’on leur impose. C’est là que je me détache, je me vide la tête littéralement de tous ces clichés. C’est dingue de nous apprendre comment prendre les gens pour des cons. Concrètement, j’ai appris un tas de choses. En parallèle je développe ce blog, je suis toujours moi-même stéréotypée, je montre ma vie telle que tout le monde veut la voir et je cache mes longues et dures journées routinières. Alors j’évolue, chacun de mes articles devient, petit à petit plus personnel, j’essaie d’augmenter mon pourcentage de réalité (non pas que je mente, mais que je continue à ne vous montrer que le meilleur). J’essaie de dire “non là non, ça me va pas” et non plus essayer de passer à côté, pour esquiver et éviter de perdre un lectorat qui ne veut lire que du positif. Je ne suis pas négative, je suis juste humaine.
De là, j’en viens aux clichés, aux stéréotypes, aux préjugés, toutes ces inventions que l’on croit combattre, que les entreprises utilisent pour nous manipuler à des fins plutôt très rentables. C’est le système c’est comme ça, et on en vit bien, c’est clair.

Pour ma part, j’ai essayé de répertorier les plus gros clichés que l’on m’attribuaient :
T’es grande, pourquoi t’es pas mannequin ? Je fais 1m75 oui. Mais premièrement, je ne fais pas moins de 40 kilos, et deuxièmement, qui a dit que j’en avais envie. Je suis grande car ma mère est grande, je vous demande pas pourquoi vous voyez mieux mes orteils que mon visage, non (ironie, je n’ai rien contre les petit(e)s, je vous envie d’être aussi près du sol, ça fait moins mal quand vous tombez je suppose).
– T’as un blog mais t’es pas la même en vraie. Totalement oui. Blog = real life ? Pas du tout. Pour la quasi-totalité des personnes tenant un blog, un journal, un compte sur un média social pour écrire ou se libérer, c’est le même cas. Si j’ai un blog, c’est parce que je sais mieux m’exprimer derrière mon clavier que lorsque j’ouvre la bouche et que je me désespère à ne pas réussir à faire de phrases correctes instinctivement et spontanément.
– T’es pas sociable. Totalement faux. Vrai pour vous peut-être. Je suis juste déjà assez encombrée de mon moi dans ma tête, qui ne cesse de divaguer, je ne vais pas me charger davantage en cherchant à y rajouter d’autres participants. Mais si vous venez à moi, vous verrez que je ne suis pas si sauvage (ou peut-être un peu).

En fait, c’est simplement ma personnalité, pourquoi faut-il que des personnes mettent un nom, une définition sur nos traits de caractère ? D’où vient ce besoin d’analyser et d’étiqueter tout ce qu’il se passe ? Vous n’innoverez jamais ainsi, car vous usez encore et encore de vieilles étiquettes qu’on vous a administré ! Peut-être que votre personnalité, ma personnalité, n’est pas descriptible ?

Quels sont les clichés qui vous sont le plus attribué ?

Vous n’en avez pas marre que les entreprises se vantent de prôner la diversité, l’égalité homme/femme, l’égalité des origines ? Toutes ces machines à sous du CAC40 qui prônent des valeurs tout droit sortie de leur département Ressources Humaines, qui ne devraient pas être des valeurs mais des banalités. Être en faveur de l’égalité homme/femme n’est pas une opportunité, c’est le minimum je dirais. Même si le fait est, que les hommes sont bien souvent placés au-dessus des femmes selon les situations, si vous adoptez un changement, je vois pas en quoi c’est une fierté. Taisez-vous, ne criez pas sur tous les toits à quel point vous avez été con à l’époque. L’égalité des origines ? Depuis quand le monde vous appartient ?
La RSE, l’écologie, le respect de l’environnement, ces effets de mode dont les entreprises ne cessent d’user alors que ce sont les premières responsables de ce chaos.
Ils disent “casser les codes” parce que désormais c’est à la mode de faire ça, en prônant l’ouverture d’esprit. Et les clichés racistes et machistes font place à des manipulations beaucoup plus tordues puisqu’elles sont basées sur votre affecte, votre sens de l’éthique, mais ceux-ci seront mis à disposition de pratiques dévastatrices, vous en serez acteur mais on vous dira que vous êtes le meilleur et d’ailleurs, vous en serez probablement convaincu.

Nestlé qui déforeste des milliers d’hectares et causent la mort d’êtres vivants impuissants, Hermès qui utilise de la peau de crocodiles arrachée à vif sur des êtres vivants pour vendre une pièce à plus de 100 000 euros (et qui, est totalement innocenté car Hermès ne pratique pas cela, il s’agit là de leur sous-traitant, ça explique tout !), Kim Kardashian qui prouve que la fin justifie les moyens, Nabilla qui crie sur tous les toits qu’elle vous prend pour des imbéciles et que ça lui rapporte un fric phénoménal (mais que vous continuez d’aduler), des bâtiments d’usines textiles qui s’effondrent sur des milliers de personnes, peinant déjà à survivre, et causent leur perte…

Je ne suis pas défaitiste, je ne suis pas négative. D’ailleurs, j’adore ma vie, mon côté naïf et enfantin me permet d’avoir un regard plus doux sur tout cela. Probablement rien ne changera face à la quête du profit, probablement que tous les moyens seront bons pour contourner les lois et l’éthique car c’est plus rentable. Mais vous, vous pouvez changer, décider de vivre selon votre libre arbitre, selon votre vraie vision de la vie, non pas celle que l’on vous a imposé. Vous mettrez sûrement un temps inestimable à comprendre que la vie que vous vivez, et que vous pensez aimer n’est pas celle dont vous rêviez réellement. C’était ça l’objectif de votre vie, avoir un compte en banque ou une garde-robe plein(e) à craquer ? Avoir plus de x likes sur vos publications ? Suivre des effets de modes tendancieux et éphémères ? Ce qui vous rend triste, c’est quand votre photo ne correspond pas aux tons que vous avez l’habitude de publier sur votre feed Instagram.

Pour conclure ? Prendre du recul. Et simplifier tout ce magma de mots balancés sous l’emprise de je ne sais quelle pulsion en une vision claire, simple et définie, de ce que vous attendez réellement de votre existence.

Bisous, bisous,

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2 Commentaires

  1. 14 décembre 2017 / 11 h 34 min

    Ton article rassemble toutes les conversations que j'ai eu avec mon homme dernièrement. Lui en marketing (qui déteste son travail pour les raisons que tu évoques) et moi psy. Argent, prendre les gens pour des cons, rentabiliser des stéréotypes, etc… oui. C'est le système malheureusement… Et c'est bien triste. Les stéréotypes permettent aux êtres humains de libérer de la disponibilité psychique. Mettre les gens dans des cases, ça gagne du temps ! Mais c'est tellement triste…
    https://la-parenthese-psy.com/

  2. 14 décembre 2017 / 23 h 06 min

    Je sais bien que les stéréotypes sont simplement synonymes de facilité et que notre cerveau, feignant comme il l'est préfère passer par cette option. C'est le système, c'est peut-être triste mais on peut en tirer les côtés positifs. Même si je parais totalement défaitiste je suis carrément optimiste sur notre évolution. Merci de comprendre totalement le sujet que j'aborde, et merci d'avoir pris le temps de m'écrire.
    C'est vrai que Marketing et Communication sont étroitement liés !
    Gros bisous, Pauline

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